Le site sur l'Art Roman en Bourgogne
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Flavigny-sur-Ozerain

 

Edifice
Ancienne abbaye Saint-Pierre
Situation
Centre village, 21150 (Côte-d'Or)
Parties Romanes
Crypte à confession et couloir de circulation, chapelle Notre-Dame-des-Piliers, vestiges des parties romanes
Décoration Plusieurs chapiteaux de la crypte et du Musée lapidaire, pilastres carolingiens, arcatures romanes
Datation
Milieu du 8e siècle (crypte), deuxième moitié du 9e siècle (chapelle Notre-Dame-des-Piliers) et 11e siècle (parties romanes)

 

 

Introduction - Historique - Description - Visite

 

Introduction

Le village de Flavigny, classé parmi les plus beaux de France, est un bourg fortifié très intéressant ayant parfaitement conservé son cachet médiéval. Sa situation sur un plateau au cœur de l'Auxois, ses portes, ses ruelles, ses remparts et son église gothique Saint-Genest sont des témoins admirables d'une histoire importante. Mais c'est l'abbaye Saint-Pierre qui est le fleuron de la cité et qui est à l'origine du développement du bourg. L'abbaye est fondée en 719 et devient après l'arrivée des reliques de Sainte-Reine en 864 un foyer religieux comptant parmi les plus importants de la Bourgogne. Une grande abbatiale est consacrée en 878 et après des temps difficiles une reconstruction partielle est effectuée au 11e siècle. La grande abbatiale était très imposante à cette époque et se composait d'un narthex surmonté de clochers, d'une large nef romane et d'un chœur richement décoré d'arcatures et de colonnettes et prolongé par un oratoire, au-dessus d'une crypte carolingienne au plan développé. Aux siècles suivants, l'abbaye est dévastée et incendiée à plusieurs reprises et d'importantes reconstructions ont lieu aux 13e et 14e siècles dans le style gothique et au 17e siècle par l'ordre de Saint-Maur. Oubliée après la Révolution, l'abbatiale est restaurée au 19e siècle et ses trésors carolingiens sont déblayés. On visite aujourd'hui un ensemble de ruines et de cryptes restant très intéressant par l'ancienneté et l'originalité de la construction. La grande crypte du chœur est en grande partie conservée, celle-ci date des 8e et 9e siècles et représente, avec les cryptes de Saint-Germain d'Auxerre, le vestige carolingien le plus important en Bourgogne. Ces deux monuments sont contemporains et possèdent de grandes similarités: comme à Auxerre, on trouve une confession centrale entourée d'un couloir de circulation rectangulaire, le tout prolongé par trois nefs et une rotonde orientale. La confession du milieu du 8e siècle est composée de trois nefs sur des piliers gallo-romains et carolingiens avec chapiteaux corinthiens. Le couloir du déambulatoire a, aux angles, des cubicules avec arcatures et pilastres décorés et est flanqué d'oratoires, toujours très semblable aux cryptes de Saint-Germain. La rotonde du 9e siècle à l'est qu'on appelle Chapelle Notre-Dame-des-Piliers est seulement découverte et dégagée vers 1960. C'est un hexagone avec déambulatoire dont sont conservés les fondations des murs, quelques colonnes et chapiteaux romans. Quelques parties romanes de l'abbatiale sont également conservées: les murs du chœur du 11e siècle aux arcatures avec colonnes et chapiteaux, des tribunes avec arcatures, et les vestiges d'un clocher-porche du 12e siècle. On y découvre en particulier une mosaïque ancienne avec motifs animaliers. Sur le parvis de l'abbaye on rencontre en outre les arcades de la nef gothique détruite.

Quelques bâtiments de l'abbaye sont encore en place: une grande salle gothique, parties de l'enceinte du 13e siècle et des grands bâtiments des 17e et 18e siècles. On prend le temps pour visiter le Musée Lapidaire qui s'y trouve et qui conserve une grande collection de sculptures romanes d'un atelier très archaique. Des dizaines de chapiteaux de la première moitié du 11e siècle témoignent d'un atelier qui était avec ceux de Tournus et de Dijon l'un des plus importants de la première période romane en Bourgogne. Le décor sculpté est simple et archaïque mais très soigné et d'un bel effet. Admirons les décors végétaux, les entrelacs, les quadrupèdes affrontés, les aigles juxtaposés, un orant rappelant Dijon, les beaux feuillages à palmettes, et les décors animaliers. Dans ce musée on trouve également un pilastre carolingien très ouvragé, une colonne monolithe treflée du 11e siècle et plusieurs impostes et corniches. Je mentionne finalement que sept trésors de la sculpture romane de Flavigny sont conservés au musée du Louvre à Paris. Il s'agit d'un chapiteau feuillagé du 12e siècle et de 6 chapiteaux du début du 11e siècle au décor végétal avec rangs de palmettes, dents de scie, masques humains, cartouches animaliers, entrelacs, aigles, quadrupèdes se mordant la queue.

 

 

Photo de Maryse Rozerot
Les arcatures de l'ancien choeur roman

 

Photo de Maryse Rozerot
Le couloir de circulation de la crypte

 

Photo de Maryse Rozerot
Colonnes de la confession

 

Photo de Maryse Rozerot
Pilastre de cubicule d'angle

 

Photo de Maryse Rozerot
Chapelle Notre-Dame-des-Piliers

 

Photo de Maryse Rozerot
Chapiteau de la confession avec 'M'

 

Chapiteaux de Flavigny au Louvre (Paris)

 

Décor animalier (Louvre, Paris)

 

 

Historique

 

 

Description

 

 

Visite

Pour en savoir plus sur Flavigny, vous pouvez visiter les sites Internet suivants:

Le site du village: http://www.flavigny.com/.

Vous pouvez également consulter les références suivantes :

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